Lorsque vous travaillez dans le domaine de la cosmétique depuis quelques années dans la cosmétique comme c’est mon cas, vos amis, familles ne peuvent s’empêcher de :

1- Vous demandez conseils sur les produits qu’ils viennent d’acheter 

2- Vous faire part de la nouvelle marque qu’ils viennent de découvrir

 

Pour le cas 1, comment vous dire, le marché cosmétique sur le seul territoire français est très large, et il est parfois difficile de leur faire comprendre que non nous n’avons pas en tête les 200 000 formules proposées chaque année aux consommateurs.
Dans ce cas, ils ont la solution : vous amenez  le produit en question que vous puissiez en faire une étude approfondie.

Alors certes les formulations sont essentielles en cosmétiques, mais j’ai souvent tendance à répondre par une questions simple : et toi t’en penses quoi de ce produit?

Car oui, la cosmétique est une affaire sensorielle également, certes j’ai forcément tendance à remarquer les ingrédients suspects et à en informer les gens, mais n’oublions pas que les cosmétiques proposés aujourd’hui en France sont réglementés et ne présente donc (or cas exceptionnel) que très peu de risque.
Alors encore une fois, concentrez vous sur le plaisir que cela peut vous apporter

La question 2 est souvent plus délicate à traiter, car j’ai toujours peur qu’en me montrant critique envers une marque, je sois taxé de jalousie.

Et pour être totalement honnête, il se peut parfois que mon jugement soit biaisé par ce travers humain.

Néanmoins, je sais reconnaître les succès de certains de nos confrères dans ce domaine très concurrentiel qu’est la cosmétique, où il est difficile de se faire une place aux côtés des acteurs historique du marché.

Mais c’est parfois là que le bas blesse, car  pour prendre cette place, les discours marketing sont quelque fois un peu éloignés de la vérité.


La fameuse différence entre le fond et la forme qui nous intéresse aujourd’hui.

Pour être plus clair dans mes propos, le fond c’est la formule, le packaging, le réseau de distribution. Bref, les choses tangibles.

La forme c’est le discours qui va autour de la marque…

La cosmétique voit tous les jours arriver de nouvelles marques sur le marché dont une grande partie apporte son lot d’innovation technique, de nouveaux ingrédients, de nouvelles galéniques…

Dans ce cas nous ne pouvons que saluer ces produits qui viennent nous pousser à  sans cesse être à l’écoute des besoins du consommateur ou parfois même à les anticiper.

La problématique est plus souvent dans le  discours proposé par certaines marques qui vous vendent une innovation, une histoire, des valeurs.. qui sont parfois éloignés de la réalité.

Par exemple, ces marques qui vous expliquent qu’elles ont fait le choix d’utiliser des produits naturels, mais qu’elles ont choisies de ne pas être certifiées. Dans la majorité des cas, si elles ne sont pas certifiées c’est que soit la formule ne contient pas assez d’ingrédients BIO (20% pour les produits non rincés- 10 % pour les autres), soit l’un des ingrédients n’est pas autorisé par les chartes d’organisme certificateur.

Il est vrai que la certification à un coût qui peut être important pour une jeune marque, mais c’est aussi un engagement complet qui va de la formulation, aux achats de packaging, et aux conditions sociales de travail.

Autre chose, ceux qui vous dissertent leurs leçons sur le faible impact écologiques de leur produit.


Le packaging


Le discours type du moment, le verre c’est beaucoup mieux car recyclable à l’infini et donc moins polluant que le plastique.
Eh bien, c’est pas totalement vrai. Le verre qui a des vertus intéressantes en cosmétique quant à la conservation des produits, présente quand même quelque désavantage.
Le verre lors de sa production nécessite l’utilisation de sable dont la récolte est très gourmande en homme et parfois peu regardantes sur ses sources de provenance. La transformation de la silice en verre est elle très gourmande en énergie (chaleur..) . Et enfin, le transport du verre (plus lourd que le plastique) est générateur d’une consommation d’énergie plus importante.

Néanmoins il est vrai que le verre peut être recyclé.
Attention, mon propos n’est pas de condamner l’utilisation des contenants verre en cosmétique qui présentent un intérêt, mais de montrer que si l’on étudie les choses dans le fond, le bénéfice est souvent moins évident qu’il n’y parait.

A ce titre le plastique, n’est pas non plus à bannir, car il a l’intérêt de se recycler, et en il existe aujourd’hui qui sont issus de matière première végétale.

En réalité, comme dans la plupart des domaines, l’équilibre entre fond et forme et difficile à trouver, mais il est important d’indiquer que le consommateur s’il a une utilisation raisonnée des produits cosmétiques et s’implique dans le traitement de ses déchets, il n’est pas nécessaire de le pendre haut et cour sur l’échafaud de la bonne conscience écologique.

La formule

Maintenant on rentre dans le vif du sujet, car c’est quand même le fondement d’un produit cosmétique: la formule.

Dans ce cas il y a deux écoles, ce qui prennent le temps de formuler une recette nouvelle selon leurs envies et les besoins des consommateurs, et ceux qui choisissent chez des façonniers des formules prêts à distribuer.

Il est important de comprendre qu’on ne peut jeter le probe sur ceux qui choisissent d’utiliser des formules existantes (qui ont l’avantage pour certaines d’avoir fait leur preuve) mais il est par contre insupportable pour des professionnels du secteur voir des marques revendiquer leur grand investissement dans la création d’une formule nouvelle,  les mois de développement RH, les nuits sacrifiées et j’en passe, alors que le produit  a été sélectionné parmi un simple panel de formules.

Pour information, quand vous développez une nouvelle formule, vous avez l’obligation de réaliser des essais de formules des tests de stabilité,de compatibilité, de tolérance qui sont longs et coûteux, et qui ne permettent donc pas de sortir de produits tous les deux mois.

Pour conclure sur ce point, une formule déjà existante peut être très efficace, et répondre parfaitement à vois besoins, mais encore faut il que le consommateur ne soit pas floué par un discours marketing trompeur.


Le réseau


Quand je parle de réseau il s’agit de la distribution.
En effet, il nous est apparu que faire le choix de réseaux spécialisés dans la distribution de nos produits (pharmacies, coiffeurs, magasins BIO) est un choix engagé de notre part.

A ce jour, nous pensons que ces réseaux sont animés par des professionnels de leur secteur qui sont à même d’informer au mieux le consommateur sur les produits qu’ils utilisent ou souhaitent essayer.

Nous pensons sans aucun jugement de valeur de la grande distribution, n’est pas adaptée à nos produits qui nécessitent un peu d’explication quant à leur fabrication, et si possible la présentation de notre statut de dernier façonnier français de pierres d’alun …

En conclusion, nous vous invitons à privilégier le fond à la forme, car il est souvent plus durable dans le temps … #depuis1957 😉 












 

 

 

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